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Edito

Edito

Les paroles que, moi, je vous dis, je ne les dis pas de ma propre initiative ; c'est le Père qui, demeurant en moi, fait ses œuvres .


Paroles et œuvres, paroles et actes, sont inextricablement liés dans la Bible, dès les premiers mots : Dieu dit : que la lumière soit ! Et la lumière fut .


La parole de Dieu n'est pas séparée de ses actes. Sa parole est acte, œuvre.
Qu'en est-il de nos paroles et de nos actes à nous ?


Vous me direz que nous ne sommes pas Dieu, et que nous ne voyons pas la lumière s'allumer quand nous le disons (sauf si nous avons une de ces maisons intelligentes dont on nous prédit qu'elles seront la normale dans un futur proche).
Pourtant, Jésus, juste après le verset que nous avons cité, ajoute : celui qui met sa foi en moi fera, lui aussi, les œuvres que, moi, je fais ; il en fera même de plus grandes encore, parce que, moi, je vais vers le Père .
Ce n'est pourtant pas l'impression que nous avons au quotidien, de faire des œuvres encore plus grandes que celles de Jésus.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Que notre foi ne serait pas assez grande ?
Peut-être.
Mais peut-être pas.
Parce que quand Jésus agit, comme le Père, il parle.
Il ne bavarde pas, il ne papote pas, il parle.
Prenons-nous si souvent le temps de parler véritablement, de parler en vérité ? De dire la profondeur des choses ?


Prenons-nous le temps de dire la profondeur des choses devant quelqu'un qui nous écoute véritablement, en profondeur, en vérité ?


Pourtant, nous avons la prière pour cela : Dieu est le meilleur écoutant qui soit, le plus fiable, celui qui arrive à comprendre même quand nos mots sont pauvres et quand nos maux submergent notre capacité à parler.


En église, nous avons aussi des lieux de parole, des lieux de partage d'une parole vraie et profonde. Nous le vivons ici par exemple quand nous étudions ensemble la bible, quand nous partageons autour des thèmes que nous propose Théovie. Bien sûr, nos sœurs et frères sont toujours de moins bons écoutants que Dieu, mais l'Esprit est là qui veille à nos échanges.


La prière, le partage communautaire, sont des lieux d'entraînement pour que notre parole soit toujours plus vraie, et du coup toujours plus féconde, plus susceptible de produire des actes, des œuvres bonnes.

Dans notre société, la parole véritable manque, même si le verbiage surabonde, que ce soit entre nous ou dans les médias, les réseaux sociaux... Nous sommes submergés par une parole non féconde, une parole qui ne met pas en relation ceux qui parlent, en tous cas pas en vérité, pas en profondeur. La parole qui abonde de nos jours est souvent une parole déconnectée de ce que nous vivons, une parole déguisée pour se conformer à un courant de pensée majoritaire, ou pour se révolter... dans le même sens que les autres, même si nous ne sommes finalement pas si en accord que ça avec cette révolte et son expression.

Aujourd'hui, quand nous nous approchons de nos écrans de télévision et d'ordinateurs, ce qui nous atteint par eux, c'est un flux surabondant de paroles fausses et/ou superficielles. Et puis aussi, les images de violence. Ces derniers mois, ce ne sont plus des images de violence de pays lointains, dont nous pouvions nous dire que c'était bien dommage, mais que nous en étions à l'abri. Non, les images de violence d'aujourd'hui, elles sont à notre porte, et même encore plus près. Les psychologues nous le disent depuis longtemps maintenant : la violence commence là où la parole échoue.

Alors les violences que nos écrans nous mettent sous les yeux sont pour nous croyants une alerte, et une incitation à remettre la parole au centre. Plus ces images nous perturbent, plus elles devraient nous inviter à nous exercer à la parole, la parole devant Dieu, la parole entre sœurs et frères en sa présence. Peut-être alors aurons-nous une chance de contribuer à une victoire de la parole sur la violence, à une victoire d'une parole vraie, et donc créatrice, ou du moins, commençons humblement, une parole contribuant à rétablir les relations entre les êtres humains créés à l'image de Dieu.

Il y a longtemps, le psalmiste disait : Libère mes yeux des images de rien, vivifie-moi par ta parole . Que ces images dont nous sommes bombardés nous incitent à revenir à l'essentiel : la parole de Dieu, et la parole véritable que Dieu nous inspire, nous invite à prononcer.

Pasteur Isabelle Alves.

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